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L’Art Vidéo, art marginalisé dans les circuits artistiques.

L’année 2012 commence très fort pour le milieu culturel parisien. De nombreuses expositions sont annoncées.Parmi les plus attendues, on retrouve bien entendu “Tim Burton” à la cinémathèque française, “Degas et le nu” au musée d’Orsay, fraîchement refait, ou encore “Artemisia” au musée Maillol.

La tendance  il est vrai, a toujours été de privilégier la peinture, art dit noble, puis petit à petit la photographie. L’art vidéo ne bénéficie pas d’une visibilité comparable à moins qu’il ne soit associé à de grosses têtes d’affiches, qui sauront assurer aux institutions l’affluence certaine d’un public large.  La vidéo n’est malheureusement pas encore assez mise en valeur. Quelles en sont les raisons ?  Nous sommes pourtant loin des premières critiques des débuts . Le médium est certes jeune mais a atteint une certaine maturité. Il s’est progressivement inscrit au carrefour de disciplines créatives aussi vastes que variées, du graphisme au cinéma, de la programmation à l’histoire, tout en passant par la musique et la photographie. La vidéo n’est plus à proprement parler un petit nouveau dans le domaine de l’art, ainsi il est important pour les nouveaux acteurs des institutions muséales ou des circuits des galeries, de faire en sortes que l’un des nouveaux  grand enjeu de notre travail, soit de rendre cet art accessible à de nouveaux publics. En d’autres termes le démystifier auprès du grand public qui parfois à du mal à se confronter au médium.

Le centre Georges Pompidou de Paris a depuis le début suivi la trajectoire de cet art. Durant ces cinquante années de premières expérimentations,le centre a collecté et archivé les supports fondateurs, témoignant des recherches et développements de la vidéo, jusqu’à son intégration dans les milieux artistiques. Elle inaugure ainsi le 8 février 2012 l’ouverture de son exposition “Vidéo Vintage” dans le cadre de son Musée d’Art Moderne.


L’équipe d’ARTE VIDEO est allé à la rencontre de ces oeuvres. L’installation cosy, rappelle les anciens salons des années 70 marquées de motifs géométriques à tendance canarie et pose alors un cadre spatio-temporel en accord avec le sujet.  Parmi une collection contenant  1 400 bandes, 50 vidéos ont été sélectionné. L’exposition se lit en 3 temps, 3 temps significatifs pour l’histoire de l’Art Video : le temps de la performance et de l’auto-filmage avec notamment  Marina Abramovic et Ulay, Mona Hatoum, Dan Graham, Paul McCarthy, Bruce Nauman, ou encore Gina Pane et Nil Yalter. Un deuxième temps consacrée à la télévision, aux recherches, expérimentations et critiques. Et enfin une partie sur les attitudes, les formes et les concepts rappelant les travaux conceptuels de Joseph Beuys à Dennis Oppenheim, de Lawrence Weiner à Thierry Kuntzel.

Salle n° 2 : Télévision, recherches, expérimentations, critiques

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L’exposition est très intéressante car elle permet de se confronter à des matériaux de plus en plus difficile ou parfois quasiment impossible à retrouver sur internet. Il permet notamment à des étudiants en Art, de faire face aux oeuvres et ne plus uniquement les lire dans bouquins d’histoire. Ce qui est dommage car l’essence, la perception et l’émotion qui se dégage d’une oeuvre ne peut s’apprendre dans un livre. C’est aussi l’occasion pour un public plus large d’en connaitre plus sur un art qui peut paraître marginal et méconnu.


Cette exposition vient après l’évènement que fut “Game Story” au Grand Palais en novembre 2011. Une exposition qui érigeait le jeu vidéo en tant qu’ art numérique. La vidéo a sa place dans le musée et mérite qu’on la mette en avant.

 

Written by D .M


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